/****** Collapsing Nested Menu Items | Code by Elegant Themes ******/
Sommeil lent, sommeil profond, sommeil paradoxal… Vous vous perdez entre tous ces termes compliqués ? Pour mieux comprendre ce qu’il se passe quand vous dormez, voilà une explication sur l’organisation du sommeil.

 

Quelques points intéressants

 

. Notre sommeil d’adulte est, dans les conditions habituelles (civilisation occidentale, travail de jour), essentiellement nocturne.

. Le besoin de sommeil survient généralement chaque soir à la même heure, annoncé par une sensation de fatigue, de faible activité mentale, de froid.

. Si nous nous couchons au moment où ces signes apparaissent, l’endormissement est rapide. La latence d’endormissement, temps qui s’écoule entre le moment où l’on a décidé de dormir, éteint la lumière, fermé les yeux et le moment où l’on s’endort vraiment sera brève, généralement moins de dix minutes. Ce paramètre est très important. Il mesure notre capacité d’endormissement.

. La durée d’un cycle est de lh 30 à 2 heures. La durée exacte d’un cycle est constante pour chacun d’entre nous, remarquablement stable tout au long de notre vie.

. Un dormeur qui connaît ses rythmes profonds devrait être capable de dire s’il dort par cycle de 90, 100, 110 ou 120 minutes. En pratique, ce n’est pas très facile.

. Si l’enchaînement de sommeil ne se fait pas au cours de la nuit, l’éveil pourra se prolonger pendant la durée normale d’un cycle. Beaucoup d’entre nous connaissent l’éveil de 4 à 6 heures du matin, pour se rendormir ensuite profondément.

 

Une bonne nuit complète, où vous avez bien dormi et de laquelle vous vous réveillez bien reposée, se compose de 4 à 6 cycles de sommeil lent et de sommeil paradoxal. Les mécanismes cérébraux et corporels fonctionnent différemment en sommeil lent et en sommeil paradoxal.

 

 

Le train du sommeil

 

Le sommeil lent comprend trois étapes de profondeur croissante :  l’étape 1 ou stade d’endormissement qui ne dure que quelques minutes, l’étape 2 ou sommeil léger qui représente 45 à 55% de la durée totale du sommeil, et l’étape 3 ou sommeil profond qui en représente 15 à 25%. Pendant l’étape 1 le sujet est encore en contact avec l’environnement, pendant l’étape 2, il ne l’est plus, mais les bruits extérieurs retentissent sur le sommeil, et pendant le stade 3 le sujet est complètement coupé du monde extérieur. Réveillé pendant ce stade, qui est aussi celui dans lequel se produit le somnanbulisme , le sujet a besoin de quelques minutes pour revenir à un état de veille complet. En sommeil lent l’activité électrique cérébrale se ralentit, le tonus musculaire demeure présent, même s’il tend à diminuer dans l’étape 3, les fréquences cardiaques et respiratoires et la pression artérielle diminuent.

Le sommeil paradoxal est le lieu privilégié de l’expression des rêves. Non seulement les rêves sont plus nombreux dans cette partie de la nuit, mais il s’agit également des rêves dont la personne va davantage se rappeler au réveil. Il constitue la deuxième partie d’un cycle de sommeil, brève au début du sommeil et plus longue dans sa deuxième partie. Les ondes électriques du cerveau sont rapides. Il y a une disparition totale du tonus musculaire accompagné de mouvements oculaires rapides d’où le nom du stade REM « Rapid Eye Movements ». Les fonctions vitales, telles que la respiration ou encore le rythme cardiaque, sont instables. Son nom est issu du paradoxe entre des signes de sommeil profond (atonie musculaire) et des signes d’éveil (ondes électriques et mouvements oculaires rapides). Le sommeil paradoxal est accompagné d’une activité onirique intense. Il représente environ 20 % du sommeil global. Il est peu présent en début de sommeil, puis sa durée augmente progressivement au cours de la nuit.

 

Il diminue avec l’âge, au bénéfice d’un sommeil beaucoup plus léger. De nombreuses insomnies des personnes âgées ne sont, en fait, que des « impressions de mauvais sommeil », de sommeil trop léger, alors même que la durée totale du sommeil est très bonne, voire augmentée.